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PG 129:17Εὐθυμίου ἐλαχίστου δούλου Ἰησοῦ Χριστοῦ ἐγκώμιον εἰς τὸν ἅγιον ἀπόστολον τοῦ Χριστοῦ Ιερόθεον.: Ἱερόθεον ἐπαινέσομαι. Γοί. 388. Τοῦ αὐτοῦ Κυπρίου ἐγκώμιον εἰς τὸν ἅγιον Εὐθύμιον, ἐπίσκοπον Μαδεύτων. Επιτιμάν δικαίως ἡμῖν οἶμαι. τοῦ ὕστερον γεγονότος πατριάρχου Κωνσταντίνου Τοῦ τορνίκη κυροῦ Εὐθυμίου εἰς τὴν αὐτήν. εἰς τὴν ὁσίαν Μαρίαν τὴν Αἰγυπτίαν: Χρώμασι λεπτοῖς. πόλεως, εἰς τὸν ἅγιον Γεώργιον.
PREFATIO.
enim capite L. Plura de hoc monuit Fabric., Bibl. Codex typographei synodalis num.
Gr., vol. IX, pag. 78.
c) Euthymii vita Hierothei.
Codex ejusdem bibl. in fol. num. 181 chartaceus
scc. xvi, ita habet fulio 330: Εὐθυμίου ἐλαχίστου
δούλου Ἰησοῦ Χριστοῦ ἐγκώμιον εἰς τὸν ἅγιον
ἀπόστολον τοῦ Χριστοῦ Ιερόθεον. Initium: Ἱερόθεον
ἐπαινέσομαι. Memoria Lujus celebratur in Ecclesia
Græca Octobr. 4.
d) Euthymius episcopus.
In codice ejusdem bibliothecæ in-4, num. 350, qui
est sec. xiv, in charta bombycina ita habetur.
Γοί. 388. Τοῦ αὐτοῦ Κυπρίου ἐγκώμιον εἰς
τὸν ἅγιον Εὐθύμιον, ἐπίσκοπον Μαδεύτων. Initium:
Επιτιμάν δικαίως ἡμῖν οἶμαι.
e) Euthymius Tornice.
Hoc refertur ad fol 378, ubi legitur: Tewpylov,
τοῦ ὕστερον γεγονότος πατριάρχου Κωνσταντίνου18
13, inchartaceus, partim sec. xvi, partim xv, scriptus, ac
deinde in unum volumen collectus, folio 188, ita
exhibet: Τοῦ τορνίκη κυροῦ Εὐθυμίου εἰς τὴν
αὐτήν. Nimirum, εἰς τὴν ὁσίαν Μαρίαν τὴν Αἴγυπ
τίαν Initium: Χρώμασι λεπτοῖς.
Hæc de Euthymio et de Euthymiis. Nunc nihil
magis opto, quam ut hic Euthymii in Evangelia
Commentarius, ab tot clarissimis viris commendatus, quam plurimis utilitatem præstet, et ut aliquando ejusdem Commentarii in Epistolas Pauli et
Catholicas reperiantur et edantur. Nam in Epistolas Catholicas ex tota antiquitate nullum adhuc
memoratu dignum nacti sumus Commentarium. Scribebam Vitemberge d. vi Jul. 1790.
πόλεως, εἰς τὸν ἅγιον Γεώργιον. Est ergo Georgius
Cyprius de quo Fabric. Bibl. Gr. vol. VI, p. 579.
Richard SIMON, Histoire critique des principaux Commentateurs du Nouveau Testament.
Rotterdam, chez Reinier Leers. 1693, 4.
Chapitre 29, pag. 409 seqq Du Commentaire sur les Evangiles qui a été imprimé en latin sculement sous le
nom du moine Euthymius, et dont il y a deux exemplaires grecs dans la bibliothèque du Roy
Il y a peu de Commentateurs Grecs qui ayent interprété le texte des Evangiles avec autant d'exactitude et de jugement, que l'Auteur qu'on nomme
ordinairement Euthymius Græcus autor dit (a)
Maldonat, Euthymius, et in verborum proprietatibus
observandis diligentissimus. Il recherche avec beaucoup de soin le sens literal, et la signification
propre des mots. Nous n'avons cependant aucune
preuve évidente que le Commentaire qui a été
publié sous le nom de ce Moine, lequel vivoit au
commencement da xuº siecle, soit en effet de lui.
Jean lentonius, qui l'a traduiten Latin sur un mas.
Grec, qu'il avoit trouvé dans une bibliotheque
d'Espagne, ne sait pas luy-même à qui l'on doit
attribuēr cet ouvrage. Il avertit dans sa Préface
que plusieurs croyoient qu'il étoit d'ŒŒEcumenius,
dont nous avons un recueil semblable sur les Actes.
des Apôt., et sur toutes les Epitres. Plurimis sane
auctor hic fuisse videtur ŒEcumenius, qui similia
Commentaria ex eisdem collegit auctoribus in Acta
apostolorum, in Epistolas que Catholicæ nuncupantur,
ac in Paulinas omnes, ut certis quibusdam argumentis
colligitur, etiamsi nec ibi voluerit suum nomen exprimere. Il est assez probable que ces deux excellens
ouvrages sont d'une même main: mais il n'est pas
tout-à fait constant, comme il paroîtra de la suite
de ce discours, que ce dernier recueil soit d'Œcumenius. Ce qui pourroit decider cc fait, c'est qu'Euthy-
(a) Comment. in Matth. cap. xvii, vers. 8.
mius est citó par saint Thomas au commencement
de sa Chaîne sur saint Luc. Mais le nom d'Euthymius
qui est raporté en celicu-là dans cette Chaine, est une
addition qui ne se trouve point dans les bons exemplaires, puis qu'elle n'est pas même dans les premieres éditions.
C'est une chose étonnante, qu'on n'ait rien publié en Grec (si l'on excepte un fragment de sa Panoplie, et une Preface sur les Pseaumes) des livres
de ce savant homme; et que nous n'en ayons mėme que des versions Latines peu exactes; au moins
de son Commentaire sur les Pseaumes et de sa
Panoplie. Le P. Labbe qui avoit apris qu'ils étoient
tous en ms. dans quelques bibliotheques, souhaite
avec passion qu'on les fasse imprimer en Grec et en
Latin, Quisquam ne (b) erit qui hæc et quæ præterea dicuntur latere mss. in bibliothecis doctissimi interpretis monimenta, tandem ornate et Græce simul ac Latine evulget? La seule bibliotheque du Roy où ils
sont tous, et même plus d'une fois, auroit pu satisfaire à sa curiosité.
On trouve dans cette bibliotheque deux exemplaires fort exacts du seul Commentaire des Evangiles, qui est le plus rare. Un de ces mss. qui vient
de la Bibliotheque du cardinal Mazarin, a au commencement le nom de Nicetas de Serses, comine si
ce Nicetas, dont le nom est aussi à la tête de quelques Chaînes grecques sur les Evangiles, en étoit
(b) Labb., Dissert. de Scriptor. Eccles. t. 1, p. 312.
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PG 129:19Ερμηνεία (α)τοῦ κατὰ Ματθαῖον Εὐαγγελίου φιλοπόνως ερανισθεῖσα, μάλιστα μὲν ἀπὸ τῆς ἐξηγήσεως τοῦ ἐν ἁγίοις Πατρὸς ἡμῶν Ἰωάν νου τοῦ Χρυσοστόμου· ἔτι δὲ καὶ ἀπὸ διαφόρων ἄλλων Πατέρων, συνεισενεγκόντος τινὰ καὶ τοῦ ταύ την ερανισαμένου Ιερωτάτου Βουλγαρίας. ρον δὲ μεθηρμηνεύθη πρὸς τὴν ἡμετέραν διάλεκτον. μετέφρασε δὲ τοῦτο Ἰωάννης ἀπὸ τῆς Ἑβραῖδος γλώττης εἰς τὴν Ἑλληνίδα, ὡς Ερμηνεία τοῦ κατὰ Ματθαῖον Εὐαγγελίου φιλοπόνως ερανισθεῖσα, μάλιστα μὲν ἀπὸ τῆς ἑξη γήσεως τοῦ ἐν ἁγίοις Πατρὸς ἡμῶν Ἰωάννου τοῦ Χρυσοστόμου· ἔτι δὲ καὶ ἀπὸ διαφόρων Πατέρων, συνεισενεγκόντος τινὰ καὶ τοῦ ταύτην ἐρανιταμένου (1, 19: Παραδειγματίσαι δὲ ἐλέγετο, ὅταν ἀνὴρ παρὰ τὸ συνέδριον ἦγε τὴν ὑποπτευομέ νια, και κατηγόρει ταύτην, καὶ οὕτως αὐτὴν φανε παραδειγματίσαι, εκπομπεύειν καὶ εἰς δικαστήριον ἄγειν. ητείας νόμος ἐστὶ, τὸ πολλάκις ῥηθῆναι μὲν ἐπ' άλλων, πληρωθῆναι δὲ ἐφ' ἑτέρων. εἰς μετάνοιαν ρῶς ἀπέλυεν ἀπὸ τῆς οἰκίας. Εθος ἐστὶ τῇ Γραφῇ τὸ ἐν ταῖς ἡμέραις ἐκεί ναις, ἀκολούθως λέγειν ἐφ᾽ οὗ ἂν ἐθελήσῃ χρόνου. δηλούσῃ μόνον τὸν καιρὸν ἐκεῖνον, ἐν ᾧ γέγονεν & διηγήσασθαι βούλεται, καθάπερ καὶ νῦν ὁ εὐαγγελιστὴς ἐποίησε, τὰ ἐν μέσῳ παραδραμων.
l'auteur. Mais on remarquera que ce nom a été écrit léyouσ:. Comme il n'y a rien de certain là-dess::s,
après coup, et d'une main plus nouvelle que le
corps du ms. dont voici le titre entier (c). Explication de l'Evangile de S. Mathieu, qui a été recueillie avec beaucoup de travail, principalement des
Commentaires de Saint Jean Chrysostôme, et aussi
d'autres differens Peres: Ammonius qui a fait ce
recueil y agant mis aussi quelque chose du sien. Quoy
qu'on ne lise dans le ms. que &p. Am. et que le
reste du mot soit effacé, je ne doute point qu'il ne
faille lire Ammonius, dont le nom est souvent
dans les Chaines grecques sur le Nouveau Testament, et qui est un auteur du vª siècle. à moins
que ce ne soit quelque autre Ammonius qui alt
veçû depuis.
L'autre exemplaire ms. de la Bibliothèque du
roy a un litre tout à-fait semblable, si ce n'est
qu'il est attribué à Theophylacte archevêque de Bulgarie. Je le produis iey entier afin qu'on en puisse
mieux juger. Ερμηνεία (α)τοῦ κατὰ Ματθαῖον
Εὐαγγελίου φιλοπόνως ερανισθεῖσα, μάλιστα μὲν ἀπὸ
τῆς ἐξηγήσεως τοῦ ἐν ἁγίοις Πατρὸς ἡμῶν Ἰωάννου τοῦ Χρυσοστόμου· ἔτι δὲ καὶ ἀπὸ διαφόρων
ἄλλων Πατέρων, συνεισενεγκόντος τινὰ καὶ τοῦ ταύτην ερανισαμένου Ιερωτάτου Βουλγαρίας. Ce qui a
pu faire croire que Theophylacte est l'auteur de ce
docte Commentaire, c'est qu'il y a plusieurs choses
tout-a-fait semblables dans ces deux ecrivains,
meme jusqu'aux expressions, comme si l'un avoit
copié l'autre. Aussi ne se pouvoit il faire presqu'autrement dans un recueil qui étoit principalement
tiré de saint Chrysostome. Euthymius neanmoins
(car c'est ainsi que nous le nommerons toûjours)
est plus exact et plus judicieux que Theophylacte.
Il s'éloigne moins du texte des Evangiles, et il
ajoute de plus de tems en tems des remarques
critiques. Les extraits qu'on en va donner le feront
mieux connoître.
Il dit à la fin de sa Preface, que saint Matthieu
qui est le premier des evangelistes a publié son
onvrage huit ans après l'Ascension de Jesus-Christ,
qu'il l'a écrit en ebreu aux Juifs nouvellement convertis, et qu'il a été en suite traduit en grec, BoTLρον δὲ μεθηρμηνεύθη πρὸς τὴν ἡμετέραν διάλεκτον.
On lit quelque chose de semblable dans (e) Theophylacte, qui est moins exact en ce qu'il dit après
quelques autres, que saint Jean est l'auteur de cette traduction grecque, μετέφρασε δὲ τοῦτο Ἰωάννης
ἀπὸ τῆς Ἑβραῖδος γλώττης εἰς τὴν Ἑλληνίδα, ὡς
(c) Ερμηνεία τοῦ κατὰ Ματθαῖον Εὐαγγελίου
φιλοπόνως ερανισθεῖσα, μάλιστα μὲν ἀπὸ τῆς ἑξηγήσεως τοῦ ἐν ἁγίοις Πατρὸς ἡμῶν Ἰωάννου τοῦ
Χρυσοστόμου· ἔτι δὲ καὶ ἀπὸ διαφόρων Πατέρων,
συνεισενεγκόντος τινὰ καὶ τοῦ ταύτην ἐρανιταμένου
àu. Ita cod. ms. bibl. Reg. n. 2401.
(d) Ita cod. ms. bibl. Reg n. 2393.
(c) Pag. 2 D. edit. Paris. 1631, fol.
(Matth. 1, 19: Παραδειγματίσαι δὲ ἐλέγετο,
ὅταν ἀνὴρ παρὰ τὸ συνέδριον ἦγε τὴν ὑποπτευομέ
νια, και κατηγόρει ταύτην, καὶ οὕτως αὐτὴν φανεEuthymius a eu plus de raison de ne parler de cette version qu'en general. On lit icy à la marge du
ms. qui porte le nom de Theophylacte rapi’Aµwvľou, comme si cet endroit avoit été pris d'Am:monius; et c'est apparemment ce qui a donné occasion
à quelques Grecs d'attribuer le recueil entier à
Ammonius.
Le verbe grec παραδειγματίσαι, qui est exprimé
dans nôtre Vulgate par traducere, signifle selon luy
mener quelqu'un devant les juges en denonçant son
crine (f). Un homme, dit-il, étoit censé rapad±1Yparloat, denoneer sa femme, lors que la soupçonnant i la produisoit devant le sanedrin, et qu'il
l'accusoit, la faisant ainsi sortir publiquement de
sa maison. C'est ce que saint Chrysostôme appelle,
εκπομπεύειν (g) καὶ εἰς δικαστήριον ἄγειν.
Les Juifs qui entendent ce passage d'Osée cité
par Saint Matthieu (h): J'ai appellé d'Egyple mon
Fils, de leur retour d'Egypte, objectent aux Chrẻ -
tiens que l'evangeliste a detourné le sens de celle
prophetie pour l'accommoder à son dessein. Euthymius leur repond que c'est une des regles de u
prophetie, qu'il y ait souvent des choses qui s'entendent à la lettre de certaines personnes, et qui
trouvent leur accomplissement en d'autres. Ge
qu'il justific par des exemples, ött xal toɔ̃to πpaçōti
ητείας νόμος ἐστὶ, τὸ πολλάκις ῥηθῆναι μὲν ἐπ'
άλλων, πληρωθῆναι δὲ ἐφ' ἑτέρων.
Il remarque judiciensemer.t sur cette expression
en ce tems·là, qu'elle ne designe point une veritable suite de tems, puis qu'il s'est passé plusieurs
années entre ce qui est raporté icy, et ce qui precede. (i) C'est, dit-il, la coutume de l'Ecriture d.
dire tout d'une suite en ce tems-la, pour toute sorte
de tenis qu'elle veut marquer, indiquant seulement
le tems que les choses qu'elle veut raporter sont
arrivées; comme l'evangeliste a fait en ce lien, où
il n'a point parlé des faits qui ont été entre l'un et
l'autre. Il fait la même observation sur ces mols(k)
alors on luy presenta un possedé; ce qu'il est à-propos de considerer; autrement on cherchera de la
suite dans les ecrits des evangelistes, des apôtres,
en des endroits où il n'y en a aucune. Ils ont joint
ensemble plusieurs faits sans avoir égard à l'ordre
des tems, aussi bien que les ecrivains du Vieux Testament.
Il a interprete le mol εἰς μετάνοιαν qui signif
la lettre à penitence, comme s'il y avoit dik pɛtávolav
ρῶς ἀπέλυεν ἀπὸ τῆς οἰκίας.
(g) Ita Chrysost., t. VII. p. 53. A. quod Nicetas
eliam repetit in Caten. Corderii, p. 22.
(h) Matth. 11, 15.
Εθος ἐστὶ τῇ Γραφῇ τὸ ἐν ταῖς ἡμέραις ἐκεί
ναις, ἀκολούθως λέγειν ἐφ᾽ οὗ ἂν ἐθελήσῃ χρόνου.
δηλούσῃ μόνον τὸν καιρὸν ἐκεῖνον, ἐν ᾧ γέγονεν &
διηγήσασθαι βούλεται, καθάπερ καὶ νῦν ὁ εὐαγγελι
στῆς ἐποίησε, τὰ ἐν μέσῳ παραδραμων. Ad Hattle.
cap. 1.v. 1.
(k) Matth. xi, 22.
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PG 129:21ἐξομολογουμένους γὰρ αὐτοὺς, εἴτουν μετανοοῦντας, εδάπτιζε. Η καὶ πυρὶ, καὶ πυρί, επετίμησε, ἐπετίμησεν, ἀντὶ τοῦ ἐπέταξε επετίμησε, 'Αλλὰ καὶ ὡς πάντων διαφορώτερον ἐπὶ τῇ σταθηρότητα Εἰ δὲ μὴ ἀκέραια τὰ προφητικά τέθεικε ρητά, μὴ θαυμάσῃς. Χρὴ γὰρ καθολικῶς γινώσκειν, ὅτι οἱ εὐαγγελισταί, ποτὲ μὲν ἀκεραίως τῶν ῥητῶν ἀπομνημονεύουσι· ποτὲ δὲ ἀποτέμνουσιν αὐτά ποτὲ δὲ τὴν μὲν τῶν ῥητῶν διάνοιαν ὁλόκληρον ἀπο σώζουσι· λέξεις δέ τινας ἀπαρατηρήτως υπαλλάτ τουσιν, ὅταν οὐδέν τι μέλλοι τῷ λόγῳ τοῦτο λυμαίνεσθαι. Οὐ χρὴ δὲ θαυμάζειν, εἰ τὰ μὲν οὗτος ὁ εὐαγ γελιστής προστίθησι· τὰ δὲ ἐκεῖνος παραλιμπάνει. Καὶ γὰρ οὐχ ἅμα τῷ λέγειν τὸν Χριστὸν ἔγραψαν τὰ Εὐαγγέλια. Ινα καὶ πάντων ὁμοῦ τῶν αὐτοῦ λόγων ἀναμνημονεύειν ἔχοιεν· ἀλλὰ μετὰ πολλοὺς ὕστερον ἐνιαυτούς· καὶ εἰκὸς, ἀνθρώπους ὄντας αυ τοὺς ἐπιλαθέσθαι τινὰ καὶ ταύτην ἔχε την λύσιν πολλοὶ προφῆται πολλοὶ, ἀντὶ τοῦ πάντες Πολ λου; γὰρ τοὺς πάντας ἐνταῦθα λέγει. Ο ἐπὶ τῶν τοιούτων προσθηκῶν τε καὶ παραλείψεων Πολλάκις δὲ καὶ διὰ συντομίαν τινά τινες παρελίμπανον. Εστι δὲ ὅτε καὶ ὡς οὐκ ἀναγκαῖα. (γ) Πολλοὺς δὲ νῦν, τοὺς πάντας λέγει. Πολλάκις γὰρ ἡ Γραφὴ πολλούς, τοὺς πάντας, φησίν· ὑπερ πάντων γὰρ ἔδωκε τὴν ψυχὴν αὐτοῦ, καὶ πάντας ἐλυτρώσατο. Ε: καὶ πολλοὶ θέλοντες ενέμειναν τῇ δουλείᾳ. (ε) άσπερ ούν ή παλαιά διαθήκη θύματα καὶ αἴ ματα εἶχεν· οὕτως ἄρα καὶ ἡ καινὴ, τὸ σῶμα καὶ τὸ αἷμα του δεσπότου. Οὐκ εἶπε δὲ, ὅτι ταῦτα εἰσι σύμβολα τοῦ σώματός μου καὶ τοῦ αἵματός μου ἀλλ' ὅτι ταῦτά εἰσιν αὐτὸ τὸ σῶμά μου, καὶ αὐτὸ τὸ αἷμά μου· λοιπὸν οὖν χρὴ μὴ πρὸς τὴν φύσιν τῶν προκειμένων ὁρᾶν, ἀλλὰ πρὸς τὴν δύναμιν αὐτῶν.
à cause de la penulence: car saint Jean, dit-il, les
batisoit confessants leurs pechez ou se repentant,
ἐξομολογουμένους γὰρ αὐτοὺς, εἴτουν μετανοοῦντας,
εδάπτιζε. Η n'a point lu en ce lieu-cy, non plus
que Theophylacte, καὶ πυρὶ, et dans le feu. Il ajoute
même que ce mot n'est que dans saint Luc. Mais il
y a dans les deux mss. du Roy une scolie qui marque
que cette addition, καὶ πυρί, signifie une grace
plus abondante. Hentenius a lu la méine scolie dans
son exemplaire et ainsi les Grecs sont partagez
entr'eux sur c: tte legon.
Il trouve an chap. iv, v. 15, de grandes difficultez
dans l'explication de la prophetie d'Isaie, que saint
Matthieu n'a raportée qu'en abregé, et saus garder
même l'ordre des paroles. Apres avoir eu recours
au prophete même, il ajodle cette reflexion, qu'on
appliquera à plusieurs autres passages du Vieux
Testament citez dans le Nouveau.Nc (m) vous éton -
nez point si cet evangeliste n'a pas produit les parotes entieres du prophete: car il est bon de savoir
en general, que les evangelistes raportent quelquefois les passages entiers, et qu'il les abregent quelquefois; qu'ils gardent à la vérité quelquefois le
sens entier des mots; mais qu'ils en changent quelques-uns qu'ils ne conservent point, quand cela ne
doit aporter aucun prejudice au sens du disconis.
Au chap. vin du même saint Matth. v. 26, où il
y a dans le Grec, επετίμησε, que les nouveaux
interpretes ont traduit par reprendre, ou parler avec
menaces, selon le sens grammatical, il observe qu'il
signifie simplement commander, ἐπετίμησεν, ἀντὶ
τοῦ ἐπέταξε ce qui s'accorde avec la version Vulgate. Il a fait une semblable remarque sur le chap.
XII, v. 46, ou il ya aussi dans le Grec επετίμησε,
et dans la Vulgate præcepit, commanda.
Au chap. x, 2, où saint Pierre est nommé le premicr entre les apótres, il dit que l'evangeliste l'a
mis à la tête des autres, non seulement par ce
qu'il étoit plus âgé que son frere André, mais aussi
parcequ'il les surpassait tous en ferreté, 'Αλλὰ καὶ
ὡς πάντων διαφορώτερον ἐπὶ τῇ σταθηρότητα· et que
c'est pour cette raison que J. Christ rayant nommé Pierre, ajoûta, sur cette pierre je bútirai mon
Eglise.
Matth. 11, 11.
Εἰ δὲ μὴ ἀκέραια τὰ προφητικά τέθεικε ρητά,
μὴ θαυμάσῃς. Χρὴ γὰρ καθολικῶς γινώσκειν, ὅτι
οἱ εὐαγγελισταί, ποτὲ μὲν ἀκεραίως τῶν ῥητῶν
ἀπομνημονεύουσι· ποτὲ δὲ ἀποτέμνουσιν αὐτά·
ποτὲ δὲ τὴν μὲν τῶν ῥητῶν διάνοιαν ὁλόκληρον ἀπο
σώζουσι· λέξεις δέ τινας ἀπαρατηρήτως υπαλλάτ
τουσιν, ὅταν οὐδέν τι μέλλοι τῷ λόγῳ τοῦτο λυμαί
νεσθαι. Matth. iv, 15.
(*) Matth. xu, 8.
Marc. 11, 27.
Οὐ χρὴ δὲ θαυμάζειν, εἰ τὰ μὲν οὗτος ὁ εὐαγ
γελιστής προστίθησι· τὰ δὲ ἐκεῖνος παραλιμπάνει.
Καὶ γὰρ οὐχ ἅμα τῷ λέγειν τὸν Χριστὸν ἔγραψαν
τὰ Εὐαγγέλια. Ινα καὶ πάντων ὁμοῦ τῶν αὐτοῦ
λόγων ἀναμνημονεύειν ἔχοιεν· ἀλλὰ μετὰ πολλοὺς
ὕστερον ἐνιαυτούς· καὶ εἰκὸς, ἀνθρώπους ὄντας αυ
τοὺς ἐπιλαθέσθαι τινὰ καὶ ταύτην ἔχε την λύσιν
Sur ces mots (») le Fils de Chomme est le maitre,
même du Sabbat, il fait une reflexion qui merite
d'dure pesée. Après avoir dit que saint (o) Marc, qui
a aussi raporté cette reponse de nôtre Seigneur
aux Juifs, y en a joint une autre qui n'est point
dans saint Matthieu, il ajoute (p) qu'on ne doit pas
etre surpris, qu'un evangeliste insere dans son histoire des choses qu'un autre passe sous silence: car
ils n'ont pas écrit leurs Evangiles dans le même
tems que Jesus-Christ parloit, pour pouvoir se ressouvenir de toutes ses paroles; mais plusieurs années après. De plus étant homines, il est vraisenblable qu'ils en ont oublié une partie. C'est là, continue-t-il, la solution qu'on doit donner, lors qu'on
trouve des additions et des omissions de cette nature: Quelques-uns aussi d'entreens ont omnis des
choses pour abreger, et il y en a d'autres qu'ils
point jugé necessaires. Cette observation
d'Euthymius est d'une grande étendue.
non
Ce docte commentateur a remarqué sur ces
mots, πολλοὶ προφῆται plusieurs prophetes, qu'on
peut les entendre de tous les prophetes en general,
parce que le mot de plusieurs est souvent dans le
N. Testamnent pour celui de tous πολλοὶ, ἀντὶ τοῦ
πάντες· ce qu'il confirme par divers exemples. 11
repete cette observation en d'autres endroits qui
sont d'une plus grande importance; comme au
chap. xx, v. 28, où il est dit que Jesus-Christ est
venu pour servir,et donner sa vie en rançon pour
plusieurs; il dit (r) que l'evangeliste a mis en ce
lieu-là plusieurs pour tous, selon le stile ordinaire
de l'Ecriture: car J. Christ a donné sa vie pour
tous, et a racheté tout le monde, bien que plusieurs
soient demeurez dans la servitude, parce qu'ils ont
voulu y demeurer. Sur ces autres mots (s): C'est
mon sany, le sang du N. Testament qui est repandu
pour plusieurs, il observe que dans l'Ancien Testament le sang de l'Agneau n'étoit repandu que
pour les seuls Juifs; mais que le sang de J. Christ
est repandu generalement pour tous les hommes,
le mot de plusieurs signifant tous en ce lieu. Πολ
λου; γὰρ τοὺς πάντας ἐνταῦθα λέγει.
Il remarque sur ces mots qui sont au même endroit, Pour la remission des pechez, que (!) comme
Ο ἐπὶ τῶν τοιούτων προσθηκῶν τε καὶ παραλείψεων
Πολλάκις δὲ καὶ διὰ συντομίαν τινά τινες παρελίμπανον. Εστι δὲ ὅτε καὶ ὡς οὐκ ἀναγκαῖα. — Matth,
Matth. xi, 17
(γ) Πολλοὺς δὲ νῦν, τοὺς πάντας λέγει. Πολλάκις
γὰρ ἡ Γραφὴ πολλούς, τοὺς πάντας, φησίν· ὑπερ
πάντων γὰρ ἔδωκε τὴν ψυχὴν αὐτοῦ, καὶ πάντας
ἐλυτρώσατο. Ε: καὶ πολλοὶ θέλοντες ενέμειναν τῇ
δουλείᾳ. Ad Matth. xx, vers. 28.
Matth. 28.
(ε) άσπερ ούν ή παλαιά διαθήκη θύματα καὶ αἴ
ματα εἶχεν· οὕτως ἄρα καὶ ἡ καινὴ, τὸ σῶμα καὶ
τὸ αἷμα του δεσπότου. Οὐκ εἶπε δὲ, ὅτι ταῦτα εἰσι
σύμβολα τοῦ σώματός μου καὶ τοῦ αἵματός μου·
ἀλλ' ὅτι ταῦτά εἰσιν αὐτὸ τὸ σῶμά μου, καὶ αὐτὸ τὸ
αἷμά μου· λοιπὸν οὖν χρὴ μὴ πρὸς τὴν φύσιν τῶν
προκειμένων ὁρᾶν, ἀλλὰ πρὸς τὴν δύναμιν αὐτῶν.
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PG 129:23Ὥσπερ γὰρ ὑπερφυῶς ἐθέωσε τὴν προσληφθεῖσαν σάρκα, οὕτως ἀποῤῥήτως μεταποιεῖ καὶ ταῦτα εἰς αὐτὸ τὸ ζωοποιὸν αὐτοῦ σῶμα, καὶ εἰς αὐτὸ τὸ τίμιον αὐτοῦ αἷμα καὶ εἰς τὴν χάριν αὐτοῦ. (α) Ἡμεῖς τοίνυν πειθώμεθα πανταχοῦ τῷ Θεῷ, καὶ μὴ ἀντιλέγωμεν· καὶ εἰ τὸ παρ' αὐτοῦ λεγόμενον ἐναντίον εἶναι δοκεῖ τοῖς ἡμετέροις λογισμοῖς καὶ ταῖς ὄψεσι, καὶ ἔσω καὶ λογισμῶν καὶ ὄψεων κυριώτερος ὁ λόγος αὐτοῦ. Οὕτω καὶ ἐπὶ τῶν φρικτῶν μυστηρίων ποιῶμεν, μὴ τὰ προκείμενα μόνον βλέποντες· ἀλλὰ τοῖς λόγοις τοῦ δεσπότου πειθόμε Οὕτω γὰρ καὶ νομικὸν ἐπλήρωσε Πάσχα καὶ τὸ πνευματικόν. ἐσπούδασα τὸ τοῦ ἐνιαυτοῦ τούτου πάσχα φαγεῖν μεθ' ὑμῶν, μὴ ἀναμένας τὸν νενομισμένον καιρόν, ἵνα μὴ τὸ πάθος τοῦ σταυροῦ κωλύσῃ τὸν νομικών δεῖπνον καὶ τὸν μυστικόν. νοι. Καὶ ἐπειδή φησι, τοῦτό ἐστι τὸ σῶμά μου, καὶ τοῦτό ἐστι τὸ αἷμά μου, καὶ πειθώμεθα καὶ πιο στεύωμεν. Καὶ γὰρ καὶ ἐπὶ τοῦ βαπτίσματος, αἰσθητὸν μὲν τὸ ὕδωρ· ἀλλὰ νοητὸν τὸ δῶρον, ἢ ἀναγέννησις. "Οτι τρισκαιδεκάτη τότε τοῦ μηνός ἦν. Εδει δὲ κατὰ τὴν τεσσαρεσκαιδεκάτην τὸ Πάσχα φαγεῖν. Καὶ ὅτι ὁ μὲν νόμος ἑστῶτας ἐκέλευσεν ἐσθίειν τὸ Πάσχα, οὗτος δὲ ἀνέπεσε. Καὶ ὅτι πᾶς ἄρτος ζυμωτὸς ἐξηρεῖτο πρὸ τῆς θυσίας, καὶ πυρὶ κατεκαίετο νῦν δὲ καὶ ἄρτος; παράκειται καὶ διαχειρίζεται· καὶ ὅτι ἐπτὸν μόνον θέμις ἦν φαγεῖν, ἐνταῦθα καὶ ζω μὲς παρατίθεται.
Ancien Testament avoit des victimes et du sang, de en cet endroit aussi bien que Theophylacte, produit
même le Nouveau a le corps et le sang du Seigneur
qui n'a pas dit, ces choses sont les symboles de mon
corps et de mon sang; mais elles sont mon corps
même et mon sang. Il faut donc ne pas regarder la
nature des choses qui sont devant les yeux; mais leur
vertu: car comme it a deifié surnaturellement la
chair à laquelle il s'est uni, il change de même d'une
maniere qui ne peut s'exprimer ces choses-tà en son
corps même qui donne la vie, et en son sang, et en
sa grace. L'on a mis icy à la marge du ms. du roy
conté 2401. la note P, (v) c'est-à-dire, comme
nous l'avons expliqué cy-dessus, palov vonua, belle pensée.
Il s'étend encore plus au long sur le mystere de
Eucharistie, interpretant le verset 35 du même
chapitre (x): Croyons, dit-il, toujours à la parole
de Dieu, et n'y contredisons jamais, bien que ce qu'il
nous dit paroisse contraire à nos raisonnemens et à
ce que nous voyons: que sa parole l'emporte sur ce
que la raison et la vie nous representent. Agissons
aussi ainsi à l'égard des redoutables mysteres; ne
regardant pas seulement ce qui est devant nos yeux,
mais croyant aux paroles du Seigneur, puis qu'il dit
c'est-là mon corps, et c'est-tà mon sang. Soyons persuades et croyons: car il en est de même du batême,
où l'eau est à la verité sensible; mais la regeneration
est le don que nous ne connaissons que par l'entendement.
Ces paroles du même (y) chapitre de saint Matthieu, Le soir étant venu Jésus se mit à table avec
ses douze disciples, luy donnent occasion de traiter
une question qui a été autrefois agitée parmi les
Grecs; savoir si nôtre Seigneur fit alors la Pâque
qui elait ordonnée par la Loy. Il y a eu des
Ecrivains Grecs, et entr'autres Philoponus, qui ont
soutenu qu'il n'avoit point satisfait à la Pâque des
Juifs l'année qu'il mourut. On peut consulter làdessus ia Chronique d'Alexandrie, et la Bibliotheque
de Photius, qui font mention de quelques anciens
auteurs qui ont été de ce sentiment: mais saint
Chrysostome ayant soutenu le contraire, la plupart
des Grecs l'ont suivi. L'on prendra neanmoins garde
que l'auteur de la Chronique d'Alexandrie n'est pas
toujours exact. Euthymius qui traite cette question
Ὥσπερ γὰρ ὑπερφυῶς ἐθέωσε τὴν προσληφθεῖσαν
σάρκα, οὕτως ἀποῤῥήτως μεταποιεῖ καὶ ταῦτα εἰς
αὐτὸ τὸ ζωοποιὸν αὐτοῦ σῶμα, καὶ εἰς αὐτὸ τὸ τίμιον
αὐτοῦ αἷμα καὶ εἰς τὴν χάριν αὐτοῦ. Ad Matth.
cap. xxvi, vers. 28,
(v) Hoc, et alia hujusmodi signa, cognoscere licet
ex Montefalcon- Bibliotheca Coislin. p. 300, ct ex
ejus Palæograph. p. 370. nbi figuræ sunt expressæ.
(α) Ἡμεῖς τοίνυν πειθώμεθα πανταχοῦ τῷ Θεῷ,
καὶ μὴ ἀντιλέγωμεν· καὶ εἰ τὸ παρ' αὐτοῦ λεγόμενον ἐναντίον εἶναι δοκεῖ τοῖς ἡμετέροις λογισμοῖς
καὶ ταῖς ὄψεσι, καὶ ἔσω καὶ λογισμῶν καὶ ὄψεων
κυριώτερος ὁ λόγος αὐτοῦ. Οὕτω καὶ ἐπὶ τῶν φρι
κτῶν μυστηρίων ποιῶμεν, μὴ τὰ προκείμενα μόνον
βλέποντες· ἀλλὰ τοῖς λόγοις τοῦ δεσπότου πειθόμε
quelques unes des raisons sur lesquelles on apuyoit
l'opinion opposée à celle de saint Chrysostome; et je
ne doute point qu'il n'ait eu en vůẻ Philoponus.
La premiere de ces raisons est qu'il étoit le
treiziéme jour du mois, au lieu qu'on ne pouvoit
manger la Pâque que le quatorziéme: la seconde
est que la Loy commande expressément de la manger debout, et il étoit couché: la troisiéine consiste en ce qu'on offroit entierement avant l'immolation de l'agneau tout ce qu'on pouvoit trouver de
pain levé, et qu'on le brûloit; au lieu que dans
cette action de Jesus-Christ il y a du pain ordinaire, qu'on distribuë en le rompant: la quatriéme est,
qu'il n'étoit permis de manger que du rôti, et il y
a ici une soupe.
Nôtre commentateur repond à toutes ces raisons
en particulier: mais étant prevenu de l'opinion de
ceux de son Eglise à l'égard du jour que JesusChrist fit la Pàque, ses reponses en sont moins
solides. Il avoue que nôtre Seigneur anticipa d'un
jour le tems de la Pâque, parce qu'il connoissoit
que les Juifs le feroient mourir le quatorzième;
étant juste que celuy qui étoit le veritable Agnean
fut immolé le jour de l'immolation de l'Agneau
typique, ou qui n'étoit que la figure. D'où il conclus
qu'il accomplit la Pâque légale, et qu'il donna à
ses apotres la Paque spirituelle, Οὕτω γὰρ καὶ
νομικὸν ἐπλήρωσε Πάσχα καὶ τὸ πνευματικόν.
Il croit qu'on peut prouver de ces paroles (a),
J'ay eu un grand desir de manger cette Pâque avant
que de souffrir, que Jesus Christ prevint la Pâquo
des Juifs. Cela signifie selon luy, Jay fait toute la
diligence possible pour manger cette année la Pàque avec vous, n'ayant point attendu le tems
préscrit par la Loy, de peur que la mort que jo
dois souffrir sur une croix, ne soit un obstacle à
la Céne legale et à la mystique: Toutisti omudí
ἐσπούδασα τὸ τοῦ ἐνιαυτοῦ τούτου πάσχα φαγεῖν
μεθ' ὑμῶν, μὴ ἀναμένας τὸν νενομισμένον καιρόν,
ἵνα μὴ τὸ πάθος τοῦ σταυροῦ κωλύσῃ τὸν νομικών
δεῖπνον καὶ τὸν μυστικόν.
En second lieu il repond, que pour ce qui est
de la maniere de manger, il y a de l'apparence
qu'ils mangerent d'abord étant debout, comme il
étoit ordonné par la Loy, et qu'ils se coucherent
νοι. Καὶ ἐπειδή φησι, τοῦτό ἐστι τὸ σῶμά μου, καὶ
τοῦτό ἐστι τὸ αἷμά μου, καὶ πειθώμεθα καὶ πιο
στεύωμεν. Καὶ γὰρ καὶ ἐπὶ τοῦ βαπτίσματος,
αἰσθητὸν μὲν τὸ ὕδωρ· ἀλλὰ νοητὸν τὸ δῶρον, ἢ
ἀναγέννησις. Ibid.
(y) Matth. xxvi, 20.
"Οτι τρισκαιδεκάτη τότε τοῦ μηνός ἦν. Εδει δὲ
κατὰ τὴν τεσσαρεσκαιδεκάτην τὸ Πάσχα φαγεῖν.
Καὶ ὅτι ὁ μὲν νόμος ἑστῶτας ἐκέλευσεν ἐσθίειν τὸ
Πάσχα, οὗτος δὲ ἀνέπεσε. Καὶ ὅτι πᾶς ἄρτος ζυμω
τὸς ἐξηρεῖτο πρὸ τῆς θυσίας, καὶ πυρὶ κατεκαίετο
νῦν δὲ καὶ ἄρτος; παράκειται καὶ διαχειρίζεται· καὶ
ὅτι ἐπτὸν μόνον θέμις ἦν φαγεῖν, ἐνταῦθα καὶ ζωμὲς παρατίθεται. Ad cap. xxvi, vers. 20 Matth ri.
(a) Luc. xx, 15.
col. 25–26page 5 of 6
PG 129:25Διότι οὐκ ἦν ἀναγκαῖον τὸ περὶ ταύτης εἰπεῖν. Τι γὰρ ἂν καὶ συνετέλεσε Χριστιανοῖς ἢ ταύτης διήγησις; διὸ ταύτην μὲν παρέδραμον. Τοῖς δὲ λό γος τοῦ μυστικού δείπνου φιλοπονώτερον προσδι έτριψαν, ὡς ἀναγκαιώτατον καὶ συνεκτικώτατον τῆς ἡμῶν πίστεως. Οὔτε ἀνθρωπίνη προθυμία κατ ορθοί τι χωρίς τῆς θείας ροπῆς. κ. τ. λ. (γ) Φασὶ δέ τινες, ὅτι ἀνέγκλητός ἐστι, τὸ προωρισμένον ἐπιτελέσας. Πρὸς οὓς λέγομεν, ὅτι οὐ διότι τράριστο, διὰ τοῦτο παρέδωκεν· ἀλλὰ διότι πα Οὐκ ἐκ βίας γὰρ ἡ πίστις, ἀλλ᾽ ἐκ προαιρέσεως ἔδωκε, διὰ τοῦτο προώριστο, τοῦ Θεοῦ προειδότο, τὸ παντὸς ἀποβησόμενον. Εμελλε γὰρ ὄντως ἀπο βῆναι τοιοῦτος, οὐκ ἐκ φύσεως, ἀλλ' ἐκ προαιρέ (;) Εἰ δὲ φωτίζει πάντα ἄνθρωπον ἐρχόμενον εἰς τὸν κόσμον, πῶς τοσοῦτον μεμενήκασιν ἀφώτιστοι; τὸ μὲν εἰς αὐτὸν ἦκον πάντας φωτίζει· οἱ δὲ μένοντες ἀφώτιστοι, παρὰ τὴν ἑαυτῶν προαίρεσιν πά σχουσιν. Η μὲν γὰρ τοῦ φωτὸς χάρις ἡλίου δίκην ἐπὶ πάντας ἁπλῶς ἐκκέχυται· οἱ δὲ μὴ θέλοντες ἀπολαῦσαι τῆς χάριτος, αὐτοὶ τοῦ μὴ φωτισθῆναι
en suite pour souper. l'égard du pain levé et de sauroit rien faire sans la grace (e) Aussi ce docte
la soupe, on les mit sur la table après qu'ils eurent
mangé la Pâque: car le 14 jour auquel il étoit
défendu de garder quoy que ce soit de pain levé,
n'étoit point encore venu. Mais si cela est, ajoutet-il, pourquoy les evangelistes n'ont-ils point
parlé de l'anticipation de la Pâque? quoy il répond, que c'est (b) parce qu'il n'étoit point nécessaire qu'ils en parlassent: car de quelle utilité
cela étoit-il pour les Chrétiens? C'est pourquoi
ils ont à la verité passé ce fait; mais ils ont traité
avec plus d'exactitude ce qui appartient a la Cène
mystique, comme ayant necessairement de la liaison avec nôtre creance.
S'il étoit vrai comme les Grecs l'assurent, que
Jesus Christ eût anticipé le jour de la Pâque, il
seroit, ce me semble, mieux selon ce principe de
nier qu'il eût fait la Pâque legale, l'Agneau ne se
pouvant manger que le 14 jour. Mais saint Chrysostôme et la plupart des autres commentateurs Grecs
assurans qu'il a toûjours accompli la Loy, comme il
le témoigne luy-même, il s'ensuit absolument
qu'il a fait la Pâque, aussi bien cette dernière année que les précedentes, et c'est ce qui les embarrasse; au lieu qu'il y a bien moins d'inconvénients
dans l'opinion des Latins. En effet le sentiment
de ces Grecs, qui ont prétendu que Jesus - Christ
n'avoit point mangé cette année la Pâque Juive, a
paru si absurde à Maldonat, qu'il n'a pas cru qu'on
det s'arreter à le refuter, jugeant qu'il étoit mani- c
festement opposé aux paroles des évangelistes,
Quod (c) cùm omnes evangelistæ tam apertè testentur cum Pascha manducasse, refutatione non indiget.
Pour revenir à Euthymius, le même Maldonat
témoigne qu'il est difficile d'exemter de Pelagianisme sa remarque sur ces paroles, Je (d) ne suis
point venu appeller les justes à penitence, mais les
pecheurs, à moins qu'on n'adoucisse son expression:
car il fait parler en ce lieu - là Jesus - Christ comnie
s'il n'étoit point venu pour les justes, qui peuvent
d'eux-mêmes se sauver, mais seulement pour les
pecheurs qui ont besoin de penitence. L'on ne peut
cependant l'accuser de Pelagianisme, parce qu'il a
suppose avec les autres Pères Grecs une grace generale qui est donnée à tout le monde, et qu'il a
reconnu après eux que la volonté de l'homme,
quelque bonne et portée au bien qu'elle soit, ne
Διότι οὐκ ἦν ἀναγκαῖον τὸ περὶ ταύτης εἰπεῖν.
Τι γὰρ ἂν καὶ συνετέλεσε Χριστιανοῖς ἢ ταύτης
διήγησις; διὸ ταύτην μὲν παρέδραμον. Τοῖς δὲ λόγος τοῦ μυστικού δείπνου φιλοπονώτερον προσδι
έτριψαν, ὡς ἀναγκαιώτατον καὶ συνεκτικώτατον τῆς
ἡμῶν πίστεως. ibi.
(c) Maldonat. Comment. in Matth. cap. xxvi, v. 20.
(d) Matth. x, 13.
(e) Euthym. Comm.jad Matth. cap. xxvi, vers. 35.
Verba infra vide: Οὔτε ἀνθρωπίνη προθυμία κατ
ορθοί τι χωρίς τῆς θείας ροπῆς. κ. τ. λ.
(γ) Φασὶ δέ τινες, ὅτι ἀνέγκλητός ἐστι, τὸ προωρι
σμένον ἐπιτελέσας. Πρὸς οὓς λέγομεν, ὅτι οὐ διότι
τράριστο, διὰ τοῦτο παρέδωκεν· ἀλλὰ διότι πα
Jesuite luy a-t-il rendu justice, ajoûtant qu'il
ne condamne nullement l'Auteur qui est orthodoxe,
pieux et savant, mais seulement son expression qui
paroft trop libre: Quanquam, dit-il, non auctorem
qui et Catholicus et pius et eruditus est, sed auctoris
minus cautum loquendi modum damno.
Il y a plusieurs autres endroits où ce savant commentateur pourroit être soupçonné de Pelagianisme,
ausquels neanmoins Maldonat n'a point touché; ne
croyant pas qu'il fallut juger de la doctrine d'Euthymius par raport à celle de saint Augustin. I
parle le langage de son Eglise dans la remarque
qu'il a faite sur ces paroles de Jesus-Christ, Qu'il
eût mieux valu que Judas ne fút point venu au
monde (f). Quelques-uns, dit-il, assûrent qu'il
n'y avoit point de la faute de Judas, puis qu'il a
accompli ce qui avoit été determiné auparavant;
ausquels nous repondons qu'il n'a pas trahi son
Maitre par ce que cela avait été determiné auparavant; mais il a été determiné parce qu'il l'a trahi,
Dieu ayant prévu tout ce qui devoit arriver: car
cet homme devoit être veritablement tel, ron de
sa nature mais de sa volonté.
Il observe sur ces mots de saint Jean, Afin (g)
que tous crussent par luy, que Jean a, a la verité,
rendu temoignage afin que tous crussent, el que
cependant tous n'ont point cru: car la foy n'est
pas contrainte mais volontaire: Οὐκ ἐκ βίας γὰρ ἡ
πίστις, ἀλλ᾽ ἐκ προαιρέσεως·
Il ajoute en suite sur ces autres mots, Il (h)
étoit la lumiere veritable qui illumine tout homme
qui vient au monde: s'il (i) illumine tout homme
qui vient au monde, comment est-il resté tant
d'hommes qui n'ont point été illuminez? Il repond
que pour ce qui est de Jesus - Christ il illumine tout
le monde; que s'il y en a quelques-uns qui demeurent sans être illuminez, cela vient de leur volonté car la grace de la lumiere, ajoute-t-il, 'a
été répanduě generalement sur tous à l'exemple
du soleil; mais ceux qui ne veulent point jouir de
la grace, sont eux mêmes la cause de ce qu'ils
ne sont point illuminez.
Les Livres du Nouveau Testament étant remplis
de particules causales, qui semblent detruire la
liberté de l'homme, il remarque à l'imitation des
autres Commentateurs Grecs, qu'on ne les doit
ἔδωκε, διὰ τοῦτο προώριστο, τοῦ Θεοῦ προειδότο,
τὸ παντὸς ἀποβησόμενον. Εμελλε γὰρ ὄντως ἀπο
βῆναι τοιοῦτος, οὐκ ἐκ φύσεως, ἀλλ' ἐκ προαιρέGew. Ad Matth. cap. xxvi, vers. 24.
(g) Joan. 1, 7.
(k) Ibid. 9.
(;) Εἰ δὲ φωτίζει πάντα ἄνθρωπον ἐρχόμενον εἰς
τὸν κόσμον, πῶς τοσοῦτον μεμενήκασιν ἀφώτιστοι;
τὸ μὲν εἰς αὐτὸν ἦκον πάντας φωτίζει· οἱ δὲ μένον
τες ἀφώτιστοι, παρὰ τὴν ἑαυτῶν προαίρεσιν πά
σχουσιν. Η μὲν γὰρ τοῦ φωτὸς χάρις ἡλίου δίκην
ἐπὶ πάντας ἁπλῶς ἐκκέχυται· οἱ δὲ μὴ θέλοντες
ἀπολαῦσαι τῆς χάριτος, αὐτοὶ τοῦ μὴ φωτισθῆναι
aftot. Ad Jean. cap. 1, vers. 40.
col. 27–28page 6 of 6
PG 129:27Κάνταῦθα, τὸ ἵνα, οὐκ ἔστιν αἱ τιολογίας, ἀλλ' ἐκβάσεως, ἤτοι πληρώσεως τοῦ μέλω λοντος. Τὸ γὰρ μὴ δύνασθαι σημαίνει καὶ τὸ μὴ βούλεσθαι. (η) Ιδίωμα καὶ τοῦτο τῆς Γραφῆς, τὸ τὴν παρα χώρησιν τοῦ Θεοῦ, ὡς πράξιν αὐτοῦ λέγειν. Τὸ γὰρ τετύφλωκε καὶ τὸ πεπώρωκεν, ἀντὶ τοῦ παρεχώρησε τυφλωθῆναι καὶ πωρωθῆναι, ὡς ἀνάτων. Οὐδένα γὰρ ἀνθέλκει, διὰ τὸ αὐτεξούσιον ἑκάστου. () Ὅσον τὸ ἐπ' αὐτῷ. Εἰ δέ τινες οὔτε ἐπίστευσαν, οὔτε ἔλαβον ζωὴν αἰώνιον, τῶν τοιούτων ἐστὶ τὸ ἔγκλημα. Ο μὲν γὰρ Πατήρ εὐδόκησεν, ἵνα πάν των ὁ Υἱὸς ἐξουσιάσῃ διὰ τῆς πίστεως, καὶ πάντες ὑπὸ τὸν ζυγὸν τῶν ἐντολων αὐτοῦ γένωνται· καὶ ὁ Υἱὸς δὲ πᾶσι διὰ τῶν ἀποστόλων δέδωκε τὸ εὐαγγέλιον τὴν θεογνωσίαν, ἥτις ἐστὶ ζωὴ αἰώνιος, ὡς πρός ξενος ζωῆς αἰωνίου· οἱ δὲ μὴ ὑποταγέντες, μηδὲ παραδεξάμενοι, οὗτοι τῆς ἑαυτῶν ἀπωλείας αἴτιο. Οὐδένα γὰρ ἄκοντα καταναγκάζει. Αἱρετὴ γὰρ ἡ ἀρετή.
mêmes la cause de leur perte: car Dieu ne contraint
personne malgré luy; la vertu venant de notre
choix,
point considerer comme causales, ayant été mises soumis, et qui n'ont point reçu cct Evangile, sont euxseulement pour signiffér ce qui devoit arriver. C'est
en co sens qu'il explique cette expression de saint
Jean: Afin (k) que cette parole du prophete Isaie fut
accomplie, Κάνταῦθα, dit-i, τὸ ἵνα, οὐκ ἔστιν αἱτιολογίας, ἀλλ' ἐκβάσεως, ἤτοι πληρώσεως τοῦ μέλω
λοντος.
Ce qu'il étend generalement à tous les endroits
où cette expression et quelques autres semblables
be rencontreut: car, comme il ajoûte, les choses
que les prophetes ont prédites ne sont pas arrivées
parce qu'ils les ont prédites; mais elles sont prédites
parce qu'elles devoient arriver. Il repete la même
chose sur ces mots du verset suivant, C'est pourquoy ils ne pouvoient croire parce qu'Isaie a dit,
où il remarque en mêine tems que ne pouvoir point,
signide aussi me vouloir point, Τὸ γὰρ μὴ δύνασθαι
σημαίνει καὶ τὸ μὴ βούλεσθαι.
a
Enfin j'ay raporté dans la promiere partie de cet
ouvrage, les observations critiques qu'Euthymius 2
faites sur le chapitre dernier de saint Marc, et sur
le vii de saint Jean lesquelles sont des preuves de
sa grande exactitude. Il ne dit pas, comme Hentenius luy a fait dire dans sa version, que les douze
versets dont il s'agit en ce lieu-là n'ont été interpretez par aucun commentateur, mais seulement
que saint Chrysostome n'en parle point, Mnot v
Xpuoóstoμovő)w; µvypoveñoaɩ aútŵy: car c'est ainsi
¡ qu'on lit dans les deux exemplaires manuscrits de
Ta bibliotheque du roy. Ce seroit icy le lieu de
marquer les autres fautes de ce traducteur: mais
outre que cela seroit long et même ennuycux, on
pourra publier le texte Grec de cet excellent Commentaire avec une nouvelle traduction. Il faut cependant avouer que Hentenius est beaucoup plus
exact dans sa version, que ccluy qui nous a donné
en Latin le Commentaire de cet auteur sur les
Pseaumes.
Il ajoûte encore une reflexion semblable sur ces
autres paroles qui suivent immediatement après, et
qui paroissent d'abord avoir quelque chose de dur,
il a (m) areuglé leurs yeux, il a endurci leur cœur
de peur qu'ils ne voyènt etc (n). Cela, dit-il, est aussi
une maniere de parler propre à l'Ecriture, de faire
Dieu auteur de ce qu'il ne fait que permettre: car
ces mots, il a aveuglé, il a endurci, sont la même
chose que, il a permis qu'ils fussent aveuglez et endurcis, comme ne pouvant plus être gueris: car il
ue tire personne par force, chacun ayant sa libertć.
Ce qu'il confirme par plusieurs autres expressions
tant du Vieux que du Nouveau Testament.
Je n'aurois jamais fait, si je voulois raporter en
détail tous les lieux où ce savant Commentateur se
précautionne, de peur qu'on n'attribué à Dieu ce qui
vient purement de nous. Il assûre après avoir conſoré avec soin plusieurs passages ensemble, que ce
sont des façons de parler propres à l'Ecriture: ce
qu'il avoit apris des plus anciens Docteurs de ¿¡l'Eglise. J'insererai encore icy la reflexion qu'il a faite
sur ces paroles; Afin qu'il donne la vie éternelle
à tous ceux que vous luy avez donnez. Autant (p)
'dit-il, que cela est en luy. Si quelques-uns n'ont point
cru, et n'ont point reçu la vie éternelle, c'est leur
propre faute: car il a plu au Pere que le Fils donnát le pouvoir à tous par la foy, et que tous fussent
soumis au joug de ses commandemens. Le Fils a
aussi donné à tous par le ministere des apôtres l'Evangile, qui est la connoissance de Dieu, en laquelle
consiste la vie éternelle. Hais ceux qui ne sont poins
(k) Joan. x11, 58.
Joan. XII, 39.
(m) Ibid. vers. 40.
(η) Ιδίωμα καὶ τοῦτο τῆς Γραφῆς, τὸ τὴν παραχώρησιν τοῦ Θεοῦ, ὡς πράξιν αὐτοῦ λέγειν. Τὸ γὰρ
τετύφλωκε καὶ τὸ πεπώρωκεν, ἀντὶ τοῦ παρεχώρησε
τυφλωθῆναι καὶ πωρωθῆναι, ὡς ἀνάτων. Οὐδένα
γὰρ ἀνθέλκει, διὰ τὸ αὐτεξούσιον ἑκάστου.
(o) Joan. xvII, 2.
() Ὅσον τὸ ἐπ' αὐτῷ. Εἰ δέ τινες οὔτε ἐπίστευ
Hentenius de plus a cu un fort bon exemplaire
ms. comme je l'ay reconnu en comparant sa
traduction avec les deux manuscrits de la bibliotheque du roy, qui sont très-exacts. On y trouve
aussi bien que dans le sien des scolies qui y ont été
ajoutées, et qu'il a fait imprimer en caractères italiques. Ce qui merite le plus d'être consideré, c'est
que les copistes Grecs qui ont écrit ces scolies ne
conviennent pas toûjours, y en ayant plus dans
quelques mss. que dans les autres. Elles sont à la
niarge dans un des mss. du roy, et dans l'autre
en partie à la marge, et en partie dans le corps du
livre avec la note azol. scolies; et quelquefois
même sans cette note. Cette differente maniere
d'écrire les scolies que les Grecs ajoûtent à la
plûpart de leurs livres, y a apporté beaucoup de
confusion: car il est arrivé dans la suite qu'on a
confondu avec le texte plusieurs de ces scolics,
comme il me seroit aisé d'en produire un grand
nombre d'exemples, tirez de ce Commentaire d'Euthymius Mais il suffit d'avoir fait cette observation
en general, afin qu'on se précautione en lisant les
Commentaires des auteurs Grecs, ou l'on a inseré
plusieurs choses après coup, comme nous avons
aussi vû qu'il est arrivé à Theophylacte.
σαν, οὔτε ἔλαβον ζωὴν αἰώνιον, τῶν τοιούτων ἐστὶ
τὸ ἔγκλημα. Ο μὲν γὰρ Πατήρ εὐδόκησεν, ἵνα πάν
των ὁ Υἱὸς ἐξουσιάσῃ διὰ τῆς πίστεως, καὶ πάντες
ὑπὸ τὸν ζυγὸν τῶν ἐντολων αὐτοῦ γένωνται· καὶ ὁ
Υἱὸς δὲ πᾶσι διὰ τῶν ἀποστόλων δέδωκε τὸ Εὐαγγέ
λιον τὴν θεογνωσίαν, ἥτις ἐστὶ ζωὴ αἰώνιος, ὡς πρός
ξενος ζωῆς αἰωνίου· οἱ δὲ μὴ ὑποταγέντες, μηδὲ
παραδεξάμενοι, οὗτοι τῆς ἑαυτῶν ἀπωλείας αἴτιο.
Οὐδένα γὰρ ἄκοντα καταναγκάζει. Αἱρετὴ γὰρ ἡ
ἀρετή.
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